Axelle,
Cela fait cinq ans que nos mots se croisent, se frôlent, se perdent parfois, et reviennent quand même, comme si quelque chose refusait de s’éteindre tout à fait.
Je ne t’en veux pas pour tes silences, ni pour ces instants où tu as disparu au moment où l’on aurait pu se revoir. Je ne les lis pas comme un rejet, mais comme la conséquence d’une peur que je devine sans la voir complètement.
Ce que je ressens surtout, ce n’est pas de la colère. C’est cette impression étrange que nous sommes peut-être en train de passer à côté de quelque chose de rare.
J’ai envie de découvrir la personne que tu es quand tu ne te caches plus : tes habitudes, tes rires, tes silences, tes angoisses, tes rêves d’ailleurs. Et si un jour tu acceptes de t’asseoir vraiment, sans fuite, alors je ferai de mon mieux pour que tu te sentes en sécurité.
Benoit